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Savoir s’écouter

La confiance en soi commence souvent par l’écoute de soi et de son corps. Il est important de savoir s’écouter dans la vie de tous les jours, pour éviter de trop se fatiguer, de faire des erreurs d’inattention, avoir des oublis, ou bien se blesser… Selon une étude du Cegos, 77% des cadres travaillent en dehors de leur temps de travail (+23 points par rapport à 2015) et 60% des non-cadres seraient aussi concernés (+38% en deux ans)… Le travail envahit notre temps de repos.

Qu’est-ce que cela signifie réellement

On entend parfois des personnes bienveillantes nous dire : “écoute toi !”, “prends soin de toi”, “fais attention à toi”, “écoute ton corps”, etc… Mais au fond, qu’est-ce que cela signifie concrètement ? Prendre soin de vous est le meilleur outil que vous puissiez avoir pour donner le meilleur de vous-même dans votre vie (professionnellement, mais également dans votre vie personnelle).

Savoir s’écouter est tout simplement le fait d’écouter la petite voix dans notre tête, dans notre for intérieur qui nous exprime un état émotionnel et/ou physique (Car cela peut-être les deux). Les états émotionnels peuvent être le stress, le manque de sommeil, la peur, la contrariété, l’irritabilité, la perte de confiance en soi, par exemple. Tandis que les états physiques peuvent être de la fatigue musculaire, des maux de ventre, de tête, aux articulations, etc… Ne pas tenir compte de tous ces signaux relève donc d’un déni. Vous ne vous écoutez pas.

Quelques exemples pour savoir s’écouter

Vous êtes sur votre lieu de travail, vous vous sentez très fatigué et vous n’arrivez plus à vous concentrer sur votre mission : Prenez une pause ! Cela ne sert à rien de vouloir à tout prix finir cette tâche avant 14h45… Prenez un quart d’heure pour vous ressourcer, une petite boisson (eau, café, thé, etc…) et faites quelques pas si vous êtes assis dans votre travail. Si vous travaillez debout, alors prenez une chaise, un fauteuil, un canapé et détendez-vous ! N’hésitez pas également à discuter avec un ou deux collègues autour de vous, pour vous aérer l’esprit.

Si vous êtes chez vous et que vous pouvez, plus ou moins, gérer votre emploi du temps comme vous le souhaitez, alors siestez (oui, oui. Ce verbe existe !) ! Rien de mieux qu’une micro sieste (entre 5 minutes et un quart d’heure) pour récupérer pleinement. Vous verrez que vous vous sentirez bien mieux. Mais surtout ne faites pas l’erreur de dormir deux heures ! Car vous aurez l’effet inverse et vous vous sentirez bien plus assommé. 

Si vous n’êtes pas du tout sieste (comme moi, je l’avoue), alors trouvez votre moyen de vous évader de votre tâche pendant 10 à 15 minutes. Comme par exemple, une petite méditation, une mini séance de respiration ventrale ou de yoga, une pause café en regardant par la fenêtre, allez sortir votre chien… Je suis sûre que vous trouverez bien quelque chose qui vous convient. 

Par contre, oubliez les réseaux sociaux… et non, je suis désolée de vous le dire, mais si vous avez tendance à “scroller”, vous n’arriverez pas à sortir de votre pause et ce sera bien plus compliqué pour vous de retourner à votre tâche. Alors pensez à mettre votre téléphone en silencieux ou bien à enlever toutes les notifications des réseaux sociaux (du moins pendant votre temps de pause, mais pour être plus productif, il faut également le faire pendant le temps de travail).

Posez-vous bien ces questions :

Vous êtes vous souvent blessé ou cogné par inadvertance ?   Froissé un muscle ? Fait une élongation ou une contracture? Êtes-vous tombé bêtement ? Avez-vous peut-être déjà été irritable ou très fatigué alors que cela ne vous ressemble pas ? Avez-vous déjà cassé des choses facilement et à plusieurs reprises d’ailleurs (que ce soit volontairement ou involontairement bien sûr) ? 

C’est peut-être que vous ne vous êtes pas assez écouté. Il serait alors temps de lever le pied (enfin si cela est possible pour vous). Peut-être pourriez vous déléguer ou demander de l’aide, à votre entourage (si c’est dans un contexte familial) ou à un collègue (si c’est au travail). Il est temps de prendre soin de vous. Car en prenant soin de vous, vous prendrez soin de votre entourage également. En étant moins fatigué, moins stressé, plus détendu, plus enclin à écouter les autres car vous vous êtes écouté en amont. Et c’est très important.

Savoir s’écouter est tout un art

Il n’est pas si simple de s’écouter pour la plupart d’entre nous, surtout pour ceux qui ont pris l’habitude d’encaisser les coups et les blessures sans broncher. Il n’est jamais trop tard pour commencer. L’important est de se poser et d’accueillir son ressenti sur l’instant, pour ensuite essayer de l’analyser et de le comprendre. “Pourquoi est-ce que je m’énerve comme ça, pour pas grand chose ?”, “je me sens bien plus fatigué que d’habitude, ça m’étonne”, “ça fait déjà trois fois que je me blesse au même endroit, ce n’est pas anodin.” 

L’irritabilité est l’un des facteurs de grande fatigue. Si vous n’avez pas l’habitude d’être facilement irritable, sensible aux critiques, de pleurer pour pas grand chose, vous avez sans doute besoin de vous reposer et de bien dormir (si cela est possible bien entendu). C’est le même constat pour les blessures récurrentes, comme se cogner trois fois au même endroit par exemple. 

Par ailleurs, une élongation ou une contracture est aussi dûe au fait de ne pas assez s’écouter, car l’on a trop forcé sur notre corps. Notre corps nous parle, alors pourquoi ne pas l’écouter ? Oui, dit comme ça, c’est un peu spécial. Mais je vous assure que si vous prenez soin de votre corps et de votre esprit, le reste devrait aller comme sur des roulettes et vous verrez les choses du bon côté.

“Tu t’écoutes trop”

Les idées reçues

On vous a sûrement déjà dit (et même à plusieurs reprises, j’en suis sûr) : “Tu es trop sensible”, “tu t’écoutes trop”, “serre les fesses !” Ces personnes là expriment leur propre ressenti. Le mieux est de ne pas les écouter, car elles ne savent pas ce qui se passe dans votre tête, ni dans votre corps. Vous seul pouvez juger de ce qui est bon pour vous (évidemment, je ne parle pas de diagnostic de médecin, on est bien d’accord). Il est important de savoir faire sa propre analyse et son propre jugement : Et là, le plus dur est de savoir si vous être réellement fatigué (donc vous avez besoin de repos par exemple) ou bien que vous procrastinez, car vous n’avez pas du tout envie de faire cette tâche qui vous ennuie.

Mais comment faire cette différence ? 

La procrastination est l’habitude de remettre systématiquement à plus tard des actions dans un domaine précis de la vie quotidienne. J’ai bien dit “systématiquement” ! Reporter à plus tard des tâches ou des activités prioritaires et les remplacer par des activités d’importance secondaire. Alors qu’avec la fatigue,vous souhaitez réaliser votre tâche, mais votre concentration est faible, voire absente. Après une pause (reposante) de 15 minutes environ, vous êtes de nouveau d’attaque pour continuer votre travail, voire le finir en moins de temps que prévu. Vous sentez la nuance ?

Quelques astuces pour savoir s’écouter dans son quotidien

  • Analysez votre comportement : s’il est normal (comme d’habitude) ou bien s’il diffère. Par exemple, si vous êtes de nature joyeuse mais que vous vous sentez constamment énervé ces derniers temps.
  • Analysez vos blessures (si vous en avez) : Si vous êtes de nature à vous faire mal facilement ou non (maladroit). Vous vous cognez le pied dans les chaises ou le coude dans les portes… Vous savez comme ça fait mal cette petite partie d’os au bout du coude ?! Bref, je m’égare.
  • Agissez en conséquence : Prenez du temps pour vous dans votre agenda pour vous reposer, voire dormir. Déléguez les tâches au travail ou à la maison. N’hésitez pas à demander de l’aide si vous vous sentez submergé. 

Notez clairement, en toutes lettres, avec de la couleur, des stickers, des paillettes, sur un agenda numérique ou papier, sur un tableau blanc ou noir… Mais notez vos pauses ! Notez-les de façon à ce que vous les visualisiez dans votre journée et que vous n’y échappiez pas. Cela peut être un simple post-it collé sur votre bureau d’ailleurs. Ou bien un rappel sur votre téléphone qui sonne à heure fixe.

Quand prendre une pause ?

Si vous vous sentez plutôt bien et qu’au bout d’1h30 de travail, vous êtes toujours aussi productif, alors prenez une pause plus tard (2h, 2h30, 3h, selon votre énergie du moment) pour ne pas casser votre rythme. Mais je vous conseille de vous arrêter au maximum au bout de 3h non stop, pour vous attribuer au minimum 5 minutes de pause. Je vous assure que c’est important. Évidemment, vous n’êtes pas à quelques minutes près… vous pouvez finir votre tâche, mais seulement si elle est presque terminée.

Si vous vous sentez plus ou moins fatigué, alors prenez une pause de 5 minutes toutes les 30, 45 ou 60 minutes (selon votre degré de fatigue). Le plus important est de vous écouter, vous seul pouvez savoir quand vous arrêter.

“NON”

Savoir dire “NON” est également un comportement à adopter pour son bien être physique et mental. Car c’est bien gentil de dire oui à tout. Mais vous risquez de vous sentir noyé et englouti par le travail et/ou vos tâches quotidiennes simplement par gentillesse. Faites simplement savoir à la personne que vous avez déjà beaucoup à faire et que vous ne pouvez vous permettre de vous en rajouter d’avantage.

S’avoir s’écouter est donc un point essentiel pour votre  bien-être intérieur et ne pourra que vous aider dans votre développement personnel, mais également dans votre relation avec les autres. Prenez une pause selon votre degré de fatigue (ou d’énergie) pour ensuite repartir du bon pied !

Le podcast est disponible sur toutes les plateformes d’écoute : Cliquez sur l’image ci-dessous !

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