Devenir une maison d’édition indépendante : Un rêve pas si fou…

Tu veux que je te confie un de mes rêves les plus fous ? Pas celui de vivre dans une tiny house au milieu des champs avec un chat qui ne miaule jamais (même si…).

Non 😅 !

Un rêve encore plus audacieux : devenir une maison d’édition indépendante. Oui, moi, toute seule avec mon carnet, mon thé froid, mes crayons, mes idées et mes cheveux en bataille (nan mais j’me coiffe parfois hein).

Je t’en parle aujourd’hui, parce que peut-être toi aussi, tu rêves de publier des livres. Les tiens ou ceux des autres. D’ouvrir une porte au monde pour de jolies plumes. De faire naître des histoires qui réchauffent le cœur, bousculent les idées reçues ou font juste du bien.

Mais… comment on devient une maison d’édition quand on n’est ni Gallimard, ni plein de contacts dans le milieu, ni doté d’un budget en or massif ?

Un bien on peut ! Et je t’explique comment.

1. Avoir une idée claire de son projet (même floue au début)

Avant de te lancer tête baissée dans les démarches administratives (on en parle après, promis), il faut savoir ce que tu veux publier. Parce qu’une maison d’édition, c’est comme une maison tout court :

Elle peut être minimaliste, baroque, colorée, zen, bordélique… Mais elle doit avoir une ambiance.

Pose-toi ces questions :

  • Est-ce que je veux publier mes propres livres ? Ceux des autres ?
  • Est-ce que j’ai une ligne éditoriale claire ? (jeunesse, BD, poésie, développement perso, contes loufoques pour adultes fatigués…)
  • À quoi ressemblerait un catalogue à mon image ?

Pas besoin d’avoir 10 titres prêts à sortir, mais avoir une vision, même vague, t’aidera pour la suite.

2. Créer une vraie structure (oui, même toute petite)

Je sais, c’est la partie moins glamour. Mais il faut un statut juridique pour exister.

Tu peux :

  • Commencer en micro-entreprise, pour te lancer doucement (attention, ce n’est pas adapté si tu publies d’autres auteurs avec des droits d’auteur à verser).
  • Créer une association si ton but est plutôt culturel et sans objectif lucratif.
  • Ou choisir une forme plus costaud : SAS, SARL, EURL, si tu veux embaucher, t’associer ou grandir.

Et hop, tu obtiens un SIRET, la carte d’identité officielle de ton entreprise. (Je dis “Hop”, mais ça ne se fait pas en 30 secondes hein 😅)

3. Demander ses ISBN (très sérieusement)

C’est un peu le baptême officiel de tes livres : l’ISBN, ce petit code magique qui leur permet d’être référencés partout.

Tu les demandes auprès de l’AFNIL (ça prend quelques jours), et ensuite, chaque livre, chaque format (papier, numérique) aura le sien. C’est un peu comme donner un nom/prénom à une personne quoi.

4. Imaginer le contrat d’édition dans sa maison d’édition indépendante

Si tu publies d’autres auteur.ices, tu dois leur proposer un contrat clair et équitable.

Un contrat d’édition, c’est :

  • Une reconnaissance des droits d’auteur.
  • Une explication de la rémunération (souvent un pourcentage sur les ventes).
  • Un engagement à publier, promouvoir, faire exister le livre.

C’est sérieux, mais ça peut être fait avec le cœur. Et un bon modèle adapté (j’en parlerai une autre fois peut-être).

5. Gérer la fabrication du livre (et résister à l’envie d’en imprimer 2 000 d’un coup)

Tu peux :

  • Travailler avec un imprimeur local, pour un rendu pro et un lien humain (et plus écolo hein !)
  • Passer par une plateforme d’impression à la demande (type BoDBookelis…), pour éviter les stocks.
  • Ou mixer les deux, selon tes ambitions (et ton espace de stockage… la chambre d’ami, c’est bien, mais les cartons de livres prennent vite le pouvoir).

N’oublie pas la correction, la mise en page, et la couverture (la partie que je préfère 😁). Ce sont les petits détails qui feront que ton livre donnera envie d’être lu. N’hésite pas à être aidé par un.e illustrateur.ice ou graphiste (comme moi 😜).

6. Faire le dépôt légal (ça aussi, c’est officiel)

Tu dois envoyer un exemplaire de chaque livre publié à la BnF (Bibliothèque nationale de France). C’est obligatoire, c’est gratuit, et ça fait quelque chose, quand on se dit que notre petit livre sera gardé là-bas pour toujours.

7. Réfléchir à la diffusion (là, on parle com’)

Le nerf de la guerre : comment faire connaître tes livres ?

Tu peux :

  • Vendre en direct (sur ton site, en salons, sur Instagram…).
  • Contacter des librairies autour de toi (avec patience et douceur, comme toujours).
  • Passer par un distributeur/diffuseur, si tu veux viser plus grand.

Et surtout, créer une communauté. Parle de ton projet, montre les coulisses, partage tes rêves et tes galères. Les gens aiment les vraies histoires (et les belles couvertures aussi).

8. Y croire, doucement mais sûrement

Tu sais quoi ? Il n’y a PAS UNE seule manière de faire. Il y a ta façon de faire. Et il n’y a pas besoin d’avoir 15 salarié.es, 400 références et un local en centre-ville pour devenir une maison d’édition.

Tu peux commencer petite, indépendante, un peu bancale parfois, mais libre.

Et ça, c’est beau.

Devenir une maison d’édition indépendante : Et maintenant ?

Je ne suis pas encore une maison d’édition, mais ce rêve me fait sourire à chaque fois que j’y pense. Pourquoi je ne me lance pas ? Par manque temps et je dois donc choisir pour avancer. Donc ce projet n’est pas pour tout de suite (et peut-être jamais qui sait 😅).

Peut-être qu’un jour, j’aurai mon petit logo au dos d’un livre, ma ligne éditoriale bien à moi, mes auteurices chouchous et des lecteurices émus.

En attendant, je continue de rêver… et de poser les premières pierres.

Par contre j’adorerais (et c’est même sur que je le ferais un jour) publier un livre en auto-édition. Qui sait, peut-être que cela arrivera bien plus vite que je ne le pense. D’ailleurs, j’en ferais sûrement un article prochainement 🤗.

Et toi, t’y as déjà pensé ?


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